Une auto un peu spéciale circule dans plusieurs villes de France. Equipée du système LAPI, celle que l'on surnomme la « sulfateuse à PV » est capable de scanner 12 000 plaques d'immatriculation par jour.

La LAPI surnommée « sulfateuse à PV »

Connaissez-vous la LAPI (lecteur automatique de plaques d'immatriculation) ? Vous avez peut-être entendu parler de la « sulfateuse à PV » ? Rapide, efficace, discrète : l'auto LAPI chasse les resquilleurs sur les zones de stationnement payant grâce à ses caméras à 360 degrés. Déployée dans plusieurs villes, cette voiture un peu spéciale est capable de scanner 12 000 plaques d'immatriculation par jour. Des performances qui lui valent le surnom de « vampire » ou de « sulfateuse à PV ».

Mais comment cette machine du futur fonctionne-t-elle ? Des caméras à 360 degrés, fixées sur le toit, scannent toutes les plaques d'immatriculation. A l'intérieur, dans l'habitacle, ces caméras sont reliées à une tablette où l'ont peut voir les numéros d'immatriculation défiler. Toutes ces données sont ensuite transmises à un service chargé de vérifier que les numéros d'immatriculation ont bien été enregistrés par les automobilistes. Un FPS, ou « forfait post-stationnement », est alors dressé. 

Un système mi-automatisé mi-humain

Un système ultra-rapide et qui reste dans la légalité. Le fait que le système soit mi-humain mi-automatisé respecte en effet les préconisations de la CNIL. Cette autorité indépendante stipule que « aucune décision de justice impliquant une appréciation sur le comportement d'une personne ne peut avoir pour fondement un traitement automatisé de données à caractère personnel ».

A Marseille, Paris ou encore Pau cette auto canalise pourtant la colère des automobilistes. Malgré la légalité du système, les débats sont nombreux. Un reportage de l'émission « Envoyée spécial » diffusé sur France Télévision mettait en exergue les problèmes inhérents à la « sulfateuse à PV ». Parmi eux le fait que la voiture LAPI ne parvienne pas à distinguer les différentes places de stationnement. Un véritable problème pour les livreurs notamment. Alors qu'ils peuvent stationner gratuitement sur les places livraisons, la « sulfateuse à PV » les flashe. Et il est difficile de parler avec une machine pour lui faire entendre raison.


Expert en assurance et cofondateur d’Assurland, Olivier s’appuie sur 20 ans d’expérience pour fournir aux assurés une information fiable et sourcée.


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